En termes de salaires, le HAC est à des années-lumière de ses concurrents !

Comme chaque année, l’Equipe publie une édition spéciale sur les salaires de Ligue 1. Si les chiffres reposent sur des estimations, ils donnent tout de même des enseignements à retenir. Plusieurs informations sont à retrouver dans l’article de Sébastien Buron concernant le HAC. Comme l’an dernier, le club doyen fait partie des salaires moyens les plus bas de Ligue 1.

Tous les salaires sont des salaires mensuels bruts.

Seul Angers (18 000 euros/mois) compte un salaire moyen moins important étant donné les départs de nombreux cadres cette saison. Du côté du HAC et malgré les recrues hivernales, le salaire moyen ne s’élève qu’à 20 000 euros/mois. Soit 32,5 fois moins que le PSG… Mais même parmi ses concurrents, le HAC fait pale figure en termes d’attractivité salariale. On peut même descendre encore plus bas en comparant avec l’ASSE en Ligue 2. Les Verts ont un salaire moyen de 32 000 euros/mois. Et ce, malgré la descente l’été dernier et des salaires parfois divisés par deux. De son côté, le club doyen a dû encore baissé sa masse salariale par rapport à la saison dernière malgré le maintien.

Avec un effectif bien moins étoffé en qualité, le FC Metz bon dernier et pourtant promu a déjà un salaire moyen à 28000 euros/mois. Quant aux deux autres promus, ils comptent un salaire moyen à 42 500 euros (Lorient) et 84 000 (Paris FC)… Soit deux à 4 fois plus ! Toulouse (35 000 euros), Auxerre (40 000 euros) et encore plus Brest et Nantes (50 000 euros) peuvent eux aussi donner de meilleurs salaires à leurs joueurs !

Qui est le joueur le mieux payé ?

Cette moyenne du HAC reflète en fait une grille salariale très maîtrisée. Les meilleurs salaires sont donnés à deux cadres : Abdoulaye Touré, héros de l’an dernier mais encore touché par une blessure et Rassoul Ndiaye. Les deux étaient en fin de contrat à la fin de saison. Si Touré devrait selon toute vraisemblance quitter le club, Ndiaye a prolongé son contrat avec le club doyen en ayant donc le meilleur salaire du club. Un salaire estimé à 52500 euros. Suivent ensuite plusieurs joueurs émargeant à 40 000 euros par mois. C’est le cas de Négo et des deux joueurs made in Cavée Arouna Sanganté et Yassine Kechta.

Enfin, de nombreux autres titulaires ont signé pour 35 000 euros par mois. On peut citer notamment Lucas Gourna, Gautier Lloris, Ayumu Seko, Ally Samatta et Sofiane Boufal. Rappelons que ce dernier avait une proposition bien plus intéressante cet hiver pour jouer pour le Wydad Casablanca. Mais il a préféré rejoindre le HAC pour un salaire bien inférieur.

Autre donnée importante : l’immense majorité de ce top 10 des salaires havrais verra son contrat se terminer cet été. Seul Ndiaye et Seko, tous deux protégés jusqu’en juin 2028 seront encore sous contrat. Le HAC aura donc des marges de manœuvre cet été pour reformer l’effectif. D’autant que même dans ces deux cas, il est loin d’être impossible de les voir partir moyennant une indemnité de transfert.

Enfin, Didier Digard fait lui aussi partie des entraîneurs les moins bien payés du championnat. Avec 45 000 euros par mois, il pointe à la 16e place d’un classement où il devance simplement Alexandre Dujeux, entraîneur du SCO et Benoît Tavenot, entraîneur arrivé sur le banc de Metz en cours de saison.

Le HAC pourra-t-il continuer ainsi ?

Avec cette énorme disparité dans le même championnat et avec des salaires beaucoup moins attractifs que les concurrents, le maintien du HAC en Ligue 1 relève encore de l’exploit. D’autant que la tendance du côté du club doyen est encore à la baisse. Blue Crow a demandé à la direction de baisser de 15% la masse salariale. Et les nombreux départs en fin de contrat en juin devraient permettre de refonder un nouveau groupe en tentant des coups sur le marché.

A moins que les marges dégagées sur les salaires et les ventes probables de valeurs marchandes importantes (Seko, Zagadou, Koffi et/ou Ndiaye) ne permettent au HAC de vivre enfin une saison avec quasiment les mêmes moyens que ses concurrents. Une nécessité à l’heure où les deux places de promus en Ligue 1 sont pour le moment attribuées à Troyes et Saint-Etienne, deux clubs détenus par des propriétaires extrêmement puissants financièrement. Plus que jamais, le HAC devra donc à nouveau faire preuve d’ingéniosité pour les concurrencer. Mais avant de penser à la saison prochaine, un gros duel attend le club doyen ce dimanche face à Auxerre

Crédit photo : Matis Millet / Doyens, le Média

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