Après ses deux déplacements pour les matchs de présaison du HAC à Ipswich puis à Oviedo, Guillaume a été mis à l’honneur par le club sur les réseaux sociaux. De retour au Havre, il nous a raconté ses aventures en Angleterre puis en Espagne !
Après avoir fait le déplacement à Ipswich en début de semaine, Guillaume, supporter du HAC, était de nouveau au rendez-vous ce soir à Oviedo ! 🙏💙 pic.twitter.com/mv0TSpa7Uc
— Havre Athletic Club ⚽️ (@HAC_Foot) August 8, 2026
Pourrais-tu te présenter simplement et nous parler de ta relation avec le HAC ?
Je m’appelle Guillaume, j’ai 37 ans et je suis déclarant en douane. Je vais au HAC depuis 1996. Et je suis abonné depuis le début des années 2000. D’abord avec quelques déplacements par-ci par-là quand j’avais un accompagnateur. Puis beaucoup plus régulièrement depuis mes 18 ans pour en arriver à 240-250 déplacements au total !
Tu as récemment été mis à l’honneur par le club pour avoir fait les deux déplacements pour les matches amicaux en Angleterre (contre Ipswich) puis en Espagne (contre Oviedo). Comment t’est venue cette idée de faire les deux déplacements dans la même semaine ?
L’idée est venue assez vite ! Depuis 4 ans le HAC joue tous les ans un match amical à l’étranger. C’est l’occasion de voir le HAC dans un stade qu’on ne connaît pas encore. Donc après Agadir, Kranj, Nimègue et la Corogne, Ipswich donnait envie aussi. Et puis enchaîner par Oviedo dans la même semaine est devenu un petit challenge sympa.
Concrètement, comment tu t’es organisé pour réaliser ces déplacements ?
Pour Ipswich, il a fallu poser un RTT. On est partis à 5 en voiture dans la nuit de lundi à mardi direction le tunnel sous la Manche. On était sur place en fin de matinée. Promenade et pub anglais au programme. Le match le soir puis retour au tunnel. On est rentrés à 7h30 mercredi matin.
Pour Oviedo, on devait partir à deux et récupérer un 3e pote en Bretagne. Finalement ça n’a pas pu se faire pour eux. On s’est aussi rendu compte qu’on n’allait pas assurer 24 ou 26 h de route pour être en forme lundi matin. Donc j’ai préparé l’itinéraire jeudi soir.
Départ après le travail vendredi soir direction Montparnasse. TGV jusqu’à Bordeaux, puis un BlaBlabus à 3h du matin qui me laissait à Oviedo à midi. J’ai passé l’après-midi en ville avant le match le soir. Puis retour en avion avec deux compagnies low-cost : Oviedo-Minorque et Minorque-Orly. J’ai récupéré la voiture à Montparnasse pour un retour au Havre à 18h30 le dimanche soir. C’est le compromis entre les économies et un retour qui permet d’être frais pour aller bosser le lundi.
Peux-tu nous donner une idée du nombre d’heures de déplacement que ça a représenté ?
Ipswich, en moins de 7 heures, c’était fait ! Donc 14h aller-retour… Pour Oviedo, je suis parti à 16h30 du travail et je suis arrivé à midi. Pour le retour, c’était plus court ! Le vol était à 6h le dimanche matin pour un retour à 18h30.
En Angleterre, tu étais accompagné de plusieurs supporters havrais, as-tu sympathisé ? Et en Espagne, étais-tu seul ?
A Ipswich, de notre côté, on est partis à 5. Mais on a retrouvé des gens qu’on connaissait bien. Pour les autres, sans se parler, je crois qu’on se connaît tous plus ou moins de vue. A Oviedo, je n’ai vu personne… Mais on n’avait pas de parcage donc pas facile de se retrouver.
Quel a été ton meilleur souvenir de cette semaine ?
Les meilleurs souvenirs, ce sont les arrivées aux stades. Des stades qu’on n’a jamais faits, c’est quand même pas souvent. Perso, je n’avais pas encore fait de stade de Premier League. Voir le blason du HAC sur des écrans géants en langue étrangère, ce n’est quand même pas commun pour nous.
Déjà des projets de futurs déplacements dans la saison ?
Je dis souvent que je me limiterai aux plus courts et aux plus importants pour le maintien. Mais j’en fais toujours un peu plus quand même. Donc rien n’est coché dans le calendrier ! On verra bien au fur et à mesure de la saison.
Quels déplacements t’intéressent le plus ? Les grands stades avec les grosses équipes ou le côté un peu plus original comme à Ipswich ou Oviedo ?
Ceux qui m’intéressent le plus sont ceux où on peut faire de beaux parcages. Et j’essaie de sélectionner aussi les stades que je ne connais pas. C’est pour ça que dernièrement, ça tombe surtout sur des matches amicaux à l’étranger. Après, il y a des stades que j’aime bien qui sont encore à l’ancienne. Par exemple, j’aime bien Rodez et Guingamp. Brest aussi, même si la route est interminable…
Quel a été l’accueil qui t’a été réservé en Angleterre et en Espagne ?
A Ipswich, les gens étaient cool. Ils nous disaient bienvenue. A Oviedo, je n’ai pas eu d’accueil particulier !
D’un point de vue sportif, qu’as-tu retenu de ces deux matches et es-tu optimiste pour la saison à venir ?
Je retiens qu’il y a encore du boulot notamment devant. Je ne suis pas non plus inquiet. Qu’on les laisse travailler ! Il reste encore deux semaines de préparation…
Après avoir vécu ces deux déplacements européens, on imagine que le rêve inavouable, c’est que le HAC joue un jour la Coupe d’Europe pour en vivre d’autres en matches officiels cette fois ?
Évidemment ! Jouer l’Europe, ce serait le Graal. Une campagne de 4 ou 5 déplacements en Conference League avec des matches bien exotiques. Aller aux Iles Féroé ou en Macédoine du Nord, ça me plairait bien !
Un mot pour le public havrais ?
Qu’on soit toujours aussi beaux et aussi nombreux que ces dernières saisons en parcage !
Crédit photo : Alicia Macé ( hac-foot.com )


