29e joueur mondial de tennis de table, Tomislav Pucar, joueur de l’ATTH, a répondu à nos questions. Arrivé en Pro B cette saison, l’international croate ne cesse d’impressionner par son intensité. Il se livre sur son intégration au sein du club, son style de jeu agressif et ambitieux, ainsi que sur son expérience aux Jeux Olympiques de Paris 2024. En exclusivité, Doyens vous propose de découvrir la voix et le parcours d’un joueur du gratin mondial.
Peux-tu te présenter ?
Je suis Tomislav Pucar, j’ai 30 ans. Je suis un joueur de tennis de table croate.
Peux-tu nous décrire ton style de jeu ?
Mon style de jeu est basé sur des échanges courts. J’ai un jeu plutôt risqué et agressif, et j’essaie de gagner le point dès le premier ou le deuxième échange, idéalement en trois coups maximums. Étant assez grand, les longs échanges ne me conviennent pas vraiment. Surtout contre des joueurs généralement plus rapides. Au tennis de table, être assez grand n’est pas toujours un avantage dans les échanges prolongés. Donc je préfère maintenir les points courts, prendre l’initiative rapidement et exercer la pression sur mon adversaire dès le début.
Pourquoi as-tu choisi l’ATTH ?
J’ai choisi l’ATTH parce que la Pro B ouvrait de nouvelles opportunités permettant aux joueurs de participer à plusieurs championnats. Et le club s’intéressait à moi, ce qui m’a beaucoup plu. C’était aussi une expérience totalement nouvelle pour moi. Je n’avais jamais joué en France auparavant. Je l’ai vu comme un nouveau défi dans ma carrière.
Comment te sens-tu intégré au sein du club ? Qu’est-ce qui t’a marqué ?
Je suis vraiment content d’avoir rejoint le club. Les gens ici sont attentionnés et toujours prêts à aider. Ici, il y a un fort esprit d’équipe. On se bat ensemble et on essaie toujours d’obtenir les meilleurs résultats possibles dans une ambiance positive. Les supporters sont fantastiques. Ils nous apportent un vrai soutien et nous donnent un coup de boost supplémentaire pendant les matches. Leur énergie nous apporte confiance et nous motive au moment où on en a le plus besoin. Toutes les personnes autour du club sont très accueillantes et bienveillantes. Je suis à l’aise et vraiment heureux ici.
Comme tu le disais, c’est ta première expérience en France. As-tu été surpris par le niveau de la compétition ?
Oui, je peux dire que ça a été une petite surprise. La Pro B a vraiment un très bon niveau et chaque match est difficile. Il y a beaucoup de joueurs différents, avec une grande variété de styles de jeu. De match en match, notre équipe doit toujours donner le maximum et essayer de montrer son meilleur tennis de table. Les joueurs de ce championnat sont vraiment forts et cela m’a particulièrement impressionné. C’est exigeant, mais en même temps, cela nous pousse à nous améliorer.
Comment trouves-tu l’ambiance à Descartes ?
L’ambiance à Descartes est excellente. Les personnes qui viennent nous soutenir sont très attentionnées et nous donnent sans cesse de l’énergie. Cela se ressent chez moi, mais aussi au sein de toute l’équipe. Leurs encouragements nous donnent un boost supplémentaire et nous aident dans les moments importants des matches. Dans son ensemble, l’atmosphère au sein du club est vraiment exceptionnelle.
Si tu devais adresser un mot aux Havrais ainsi qu’aux jeunes joueurs du club, quel serait ton message ?
Rêver. Parce que chaque aventure commence par un rêve. Si tu y crois vraiment et que tu travailles dur chaque jour, tout devient possible.
Quel est le plus beau souvenir de ta carrière jusqu’à présent ?
Le meilleur souvenir de ma carrière, c’est la médaille de bronze remportée aux Jeux Européens de Minsk. C’est probablement le résultat le plus important de ma carrière. Et un moment dont je me souviendrai toujours avec fierté.
Lors d’un match de très haut niveau, le mental est-il plus déterminant que la tactique selon toi ?
Je pense que les deux sont vraiment importants. La tactique est essentielle, mais parfois elle ne suffit pas à elle seule. Cela dépend aussi de l’adversaire et de ta capacité à mettre en place ce que tu as préparé. La force mentale joue un rôle énorme. Il faut savoir rester positif, accepter ses erreurs et essayer de donner le meilleur de soi-même comme si chaque point était décisif. À ce niveau, chaque détail compte !
Quels souvenir gardes-tu des JO de Paris ?
Paris 2024 était mes deuxièmes Jeux Olympiques après Tokyo. Au Japon, c’était pendant la période de COVID et nous étions toujours dans une bulle… Donc ce n’était pas vraiment la sensation d’une véritable expérience olympique.
À Paris, c’était complètement différent. C’était ouvert, avec les fans et l’ambiance. Une vraie atmosphère olympique ! Pour moi, c’était spécial, car je n’avais pas pu vivre cela pleinement à Tokyo. Être parmi les meilleurs athlètes du monde reste toujours un sentiment incroyable.
Quant aux résultats, ils ont été plutôt bons, mais j’espère qu’aux prochains Jeux Olympiques nous réussirons à nous qualifier à la fois par équipe et individuellement. Et qu’on parviendra à obtenir un résultat encore meilleur.
Vous pourrez retrouver Tomislav Pucar et l’équipe de l’ATTH le 7 mars prochain pour un match de play-off déjà historique pour le club. Ils auront besoin de vous. Rendez-vous au gymnase Descartes !


